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Galería de arte, Valencia (España)


ARTRIUM UBS Genève

ARTRIUM UBS Genève
Pedro Castrortega
Julio 2007

Miguel Cereceda

"ARTRIUM UBS Genève"

“Paysage-portrait-nature morte-nu. La peinture de Pedro Castrortega”

Pedro Castrortega a développé sa peinture en essayant spécialement d’atteindre simultanément une identité en tant qu’artiste, et une oeuvre très personnelle. Il est certain qu’en général, l’oeuvre d’un artiste constitue finalement sa propre identité-que son Vélasquez, Van Gogh ou Picasso,sinon leurs tableaux?-mais Castrortega,conscient de cela, a plutôt développé son oeuvre dans le sens d’une recherche spécifique de l’identité. Il s’agit même presque d’une rechercher philosophique. Depuis que David Hume a démontré dans son “Traité de la nature humaine” qu’il n’est pas empiriquement possible de trouver la substance, le fondement, le substrat qui constitue le sujet, et que donc l’identité personnelle n’est rien d’autre en réalité qu’ “un ensemble ou une multitude de perceptions”, toute la tradition philosophique postérieure a tenté d’affronter ce problème, soit en cherchant une solution provisoire, soit en acceptant la dissolution de l’idéntité personnelle comme une fiction puissante qui s’impose à nous. Castrortega, dans sa peinture, part de la conviction que toute personne est multiple. Chacun est à la fois époux aimant et père de famille à la maison, peintre discipliné dans son atelier, fêtard infatigable dans les bars, patient résigné chez le dentiste, orateur agréable et drôle pendant les réunions entre amis. Mais chacun est aussi à la fois homme et femme, enfant et vieillard. Deux sexes, et tous les âges. Parfois pierre, parfois arbre, parfois rivière, parfois pluie et parfois larmes aussi. Chien et chat, parapluie et chapeau, voleur et policier. Vouloir concentrer toutes ces expériences dans sa peinture l’a conduit à un problème, ou plutôt à une solution, avec laquelle il lutte depuis des années: l’idée de l’identité même était représentée par une forme étrange, vaguement anthropomorphique. Une forme qui, si l’on considère le pied comme base et fondement de l’identité au lieu de la tête ou du visage, se développait tel un sujet sexuel et polymorphe, avec une étrange apparence phalique d’une part, et vaginale d’autre part. Castrortega dotait cet animal férocement humain de tous les sexes, de tous les âges et de toutes les apparences possibles, créant ainsi une espèce de monstre dévoreur de peinture qui, tel un typhon, voudrait absolument tout engloutir. Ce monstre de peinture prenait parfois une telle ampleur qu’on aurait dit qu’il avait tout avalé, y compris l’artiste et ses pinceaux, pour alimenter son ambicieuse faim d’identité. Le tableau résumait ainsi l’idée fondamentale de l’artiste: exprimer par la peinture le désir intense de construire sa propre identité, mais il déployait ce faisant une extraordinaire et féroce complexité de composition du tableau. La lecture en était aride, la contemplation peu complaisante.

C’est pour cette raison que Pedro Castrortega, dans cette nouvelle série intitulée “L’arbre de la science”, a décidé de simplifier quelques uns des éléments de ses compositions, en restant cependant fidèle à la même problématique. Ils deviennent plus raisonnables, en somme, leur mise en scène est simplifiée, et plus aisée à comprendre pour le spectateur. L’artiste consolide ainsi une longue expérience de travail et nous présente des oeuvres d’une esthétique plus aimable, plus douce, comme s’il s’agissait maintenant uniquement de cueillir les fruits de cette expérience. Après l’enchevêtrement volcanique des identités sous la forme d’une lave de peinture vorace entraînant tout sur son passage, l’artiste a maintenant exprimé la même problématique de façon plus stylisée à travers l’image de l’arbre. L’arbre est toujours l’image d’une identité polymorphe et d’un savoir excessif et pervers. C’est pour cela que l’artiste l’appelle “l’arbre de la science” et se délecte de nous présenter ses branches et ses fruits qui portent en eux les restes de l’ancienne problématique. On aperçoit des jambes, des fleurs, des chapeaux, des bras et des têtes. Un témoignage qui confirme que ces arbres sont bien les héritiers de cette recherche complexe de l’identité. Ils sont cependant maintenant joliment stylisés, comme s’ils étaient d’une part les portraits d’un personnage exubérant, et d’autre part les paysages d’une campagne aimable et violente à la fois.
Cette étrange et double idée selon laquelle les nouveaux tableaux de Pedro Castrortega sont à la fois portraits et paysages nous aide à comprendre que l’idéal recherché es atteint à travers eux. L’idéal de l’oeuvre elle-même, dans la recherche de l’identité même. Car ils ne représentent pas seulement une personnalité riche et polymorphe ; ils représentent aussi une complexité atteinte dans la peinture, qui commence maintenant à prendre forme de façon plus simple. En effet, ces nouveaux tableaux ne sont pas seulement des portraits-paysages ; certains ressemblent à des coupes à fruits, ou même à des natures mortes. De telle sorte que la double ambition de l’artiste d’atteindre une voix propre avec une peinture propre se présente à nous maintenant sous l’apparence non seulement de l’accumulation d’identités, animale, végétale et minérale, mais aussi sous l’apparence de l’accumulation de différents genres picturaux. Les genres picturaux traditionnels étaient le paysage, le portrait, la nature morte et le nu. Les tableaux de Pedro Castrortega sont aussi maintenant une sorte de résumé ou point culminant de la tradition picturale, sous la forme étrange de l’union paysage-portrait-nature morte-nu.
Miguel Cereceda
Paisaje-retrato-bodegón-desnudo. La pintura de Pedro Castrortega.

La pintura de Pedro Castrortega se ha desarrollado específicamente tratando de alcanzar a la vez una identidad como artista y una obra propia y personal. Es cierto que, por lo general, la obra de un artista es lo que finalmente construye su propia identidad, –¿qué son Velázquez, Van Gogh o Picasso a la postre sino sus cuadros?–, pero Castrortega, consciente de ello, ha desarrollado más bien su obra específicamente como una investigación acerca de la propia identidad. Casi, como una investigación filosófica. Desde que David Hume mostrara en su Tratado de la naturaleza humana que empíricamente no es posible encontrar el fundamento, substancia o substrato que constituye al sujeto, y que por tanto la identidad personal no es nada en realidad más que “un haz o un montón de percepciones”, toda la tradición filosófica posterior ha tratado de enfrentarse a este problema, o bien buscando alguna solución provisional o bien aceptando la disolución de la identidad personal, como una ficción poderosa que se nos impone.

Castrortega parte en su pintura de la convicción de que uno es múltiple. De que uno en su casa es padre de familia y amantísimo esposo, en su taller pintor disciplinado, en los bares un juerguista irredento, en el dentista un sufrido paciente y en las tertulias, un ameno y divertido conversador. Pero igualmente uno es hombre y mujer y niño y anciano a la vez. Tiene los dos sexos y todas las edades. Uno es a veces piedra y a veces árbol, a veces río, a veces lluvia y a veces también llanto. Perro y gato, paraguas y sombrero, ladrón y policía. Querer concentrar todas estas experiencias en la pintura le ha conducido a un problema o, mejor dicho, a una solución, con la que ha venido lidiando durante muchos años, en la que la idea de la propia identidad se representaba mediante una extraña figura, vagamente antropomórfica. Una figura que, tomando el pie en vez de la cabeza o del rostro como base y fundamento de la identidad, se desplegaba en la forma de un sujeto sexual y polimorfo, con una extraña apariencia fálica por un lado y vaginal por otro. Castrortega dotaba a aquel animal fieramente humano de todos los sexos, de todas las edades y de todas las apariencias posibles, creando una especie de monstruo devorador de la pintura que, como una especie de Tifón, ambicionara todo y quisiera devorarlo todo. A veces aquel monstruo de pintura se enmarañaba de tal modo que parecía se hubiese desayunado incluso al propio artista, con sus brochas y pinceles, para alimentar su ambiciosa voracidad de identidad. El cuadro recogía así la idea fundamental del artista, que no era sino plasmar en la pintura las inquietudes de la construcción de la propia identidad, pero desplegaba con ello una extraordinaria y feroz complejidad compositiva, que hacía áspera la lectura y poco complaciente la contemplación.

Por eso ahora Pedro Castrortega, en esta nueva serie titulada “El árbol de la ciencia”, ha decidido simplificar algunos de sus elementos compositivos, formalizarlos de algún modo, para –siendo fiel a los mismos problemas– tratar de escenificarlos de manera más sencilla y comprensible para el espectador. Consolida así una larga experiencia de trabajo y nos la presenta de un modo estéticamente más amable, como si ahora se tratase tan sólo de recoger sus frutos. Por eso, frente a la abrupta maraña volcánica de las identidades, que antes se presentaba como una voraz lava de pintura que arrastraba todo consigo, ahora el artista ha formalizado, bajo la imagen genérica del árbol, la misma problemática, pero estilizada.

El árbol sigue siendo entonces imagen de una identidad polimorfa y de un saber excesivo y perverso. Por eso el artista lo bautiza como “el árbol de la ciencia” y se regodea en presentarnos sus ramas y sus frutos, cargando con los restos de aquella vieja problemática. Asoman por allí piernas, flores, sombreros, brazos y cabezas. Como testimonio de que estos árboles son todavía herederos de aquella compleja búsqueda de la identidad. Y sin embargo ahora, se presentan bellamente estilizados, como si fueran por un lado retratos de un personaje exuberante, a la vez que paisajes de una campiña amable y violenta a la vez. Pero esta doble y extraña idea de que estos nuevos cuadros de Pedro Castrortega sean retratos a la vez que paisajes, nos hace comprender que en ellos se alcanza de algún modo el ideal perseguido. El ideal de la obra propia, en la búsqueda de la propia identidad. Pues no sólo son representación de una personalidad rica y polimorfa, sino también de una complejidad alcanzada en la pintura, que empieza ahora a desplegar una mayor simplificación. De hecho, estos nuevos cuadros no son sólo retratos-paisaje, sino que muchos de ellos tienen incluso la apariencia de fruteros o directamente de bodegones. De modo tal que, la doble ambición del artista de alcanzar una voz propia con una pintura propia, se nos presenta ahora con la apariencia no sólo de acumulación de identidades, animal, vegetal y mineral, sino también con la apariencia de acumulación de distintos géneros pictóricos.

Los géneros pictóricos tradicionales eran el paisaje, el retrato, el bodegón y el desnudo, y los cuadros de Pedro Castrortega se nos presentan ahora también como un compendio o culminación de la tradición de la pintura, bajo la extraña forma de Paisaje-retrato-bodegón-desnudo.

Miguel Cereceda
Détail en portail: Testigo solemne 2
Detalle en portada: BOUG-BRAIN
Sucesivos 1 Mixta/lino 46 x 55 cm Año 2007
Efimeros 1 Mixta/papel 90 x 63 cm Año 2007
Testigo solemne 1 Mixta/papel 150 x 120 cm Año 2007 Testigo solemne 2 Mixta/papel 150 x 120 cm Año 2007
PEDRO CASTRORTEGA Nace en Piedrabuena (Ciudad Real).1982 Licenciado por la facultad de Bellas Artes de Madrid.

PREMIOS y BECAS: 1981 1er Premio Nacional de Pintura. Ciudad Real. 1er Premio Nacional de Pintura. Arganda del Rey (Madrid). 1982 1er Premio Universitario de Pintura. Facultad de Bellas Artes. Madrid. 1983 2º Premio. Comunidad de Castilla-La Mancha. 1984 1er Premio Nacional. Blanco y Negro. Madrid. 1985 Becado por el comité Hispano-Americano, Asociación J. William Fulbrightc. New York. 1987 2º Premio Comunidad Castilla-La Mancha. Cuenca. 1991 Becado por la Cité Internationale des Arts. París. 1996 Primer Premio. Universidad de Castilla-La Mancha e Iberdrola. Primera Medalla. Exposición Nacional. Valdepeñas (Ciudad Real). 1997 1er Premio Honorífico de la II Trienal Internacional de Artes Gráficas de El Cairo. Egipto.

EXPOSICIONES INDIVIDUALES: 1982 Escuela De Altes Aplicadas. Ciudad Real. 1983 G. Kreisler Dos. 1986 G. Kreisler Dos. Ateneo. Madrid. 1988 G. Jorge Kreisler. 1989 Museo de AIte Contemporáneo. Ciudad Real. G. Caries Poyo Barcelona. 1989 G. Bretón. Valencia. G. Miguel Marcos.1991 G. Robayera. Miengo. Cantabria. 1992 ARCO. G. Estiarte. 1993 G. Bretón. Edición Libro Pétalos para el fuego, G. ARCHELES. 1994 G. 57, “Reflejos impropios”. G. Antonia Puyó, “Azares Pactados”. G. Adriana Schmidt. Stuttgart. Alemania. G. Adriana Schmidt. Colonia. Alemania. 1995 G. EstiaIte. G. Varrón. Salamanca. G. 57, “Cielos de Presa”. G. Antonia puyó. Salas Pelayo. Barcelona, Oviedo, Ponferrada, Granada. Huesca. 1998 G. Adriana. G. Armaga. León. 1999 MIuseo Cruz Herrera. La Línea (Cadiz). G. Adriana Schmidt. G. Max Estrella, “Iniciaciones”. Madrid. 2000 G. Museo. Caracas. Venezuela. Galería Ana Serratosa, Valencia. 2002 Espacio Caja de Burgos, Burgos. Galería Max Estrella, Madrid. Galería La Aurora, Murcia. Museo López Villaseñor, Ciudad Real. 2003 Galería Bach Quatre, Barcelona. Galería Ana Serratosa, Valencia. 2004 Galería Aural, Alicante. Galería La Caja Negra, Madrid. Galería Isabel Ignacio Sevilla. Galería L’Algepsar, Castellón. 2005 Instituto Cervantes, Chicago, EEUU. Galería Tolmo, Toledo. Galería Kur, Donosita – San Sebastián. 2006 Galería Espacio 21, Madrid. Quinta de Encosta, Carcavelos. Portugal. Galería Artecasa, Ciudad Real. 2007 Galería Atlántica, La Coruña. Galería Bach Quatre, Barcelona.
FERIAS INTERNACIONALES DE ARTE: 1985 ARCO. Galería Kreisler Dos. 1987 ARCO. Galería Kreisler Dos. INTERARTE., Valencia. 1990 ARCO. Galería Miguel Marcos. Konstmassan, Stockolm. Suecia. 1994 ESTAMPA. Madrid.Galería Archeles. 1995 ARCO. Madrid. Galería Atonia Puyó. Galería Adriana Schmidt. International Art. Chicago. Estados Unidos. ESTAMPA. Madrid. Galería Estiarte. Galería La Fenetre. Galería Antonia Puyó. 1996 FIAC. París. Francia. Galería La Fenetre. 1997 ARCO. Galena Antonia Puyó. Galería Adriana Schmidt. 1998 ARCO. Galería Antonia Puyó. Galería Adriana Schmidt. FIA. Caracas. Galería Adriana Schmidt. ART BASEL. Basilea, Suiza. Galería Miguel Marcos. Feria Internacional de Guadalajara. México. Galería MAX Estrella. 1999 ARCO. Galería Antonia Puyó. Galería Adriana Schmidt. Feria Internacional de Palm Beach y Feria Internacional de Miami. EEUU. Galería Adriana Schmidt. Feria Internacional de Buenos Aires. Argentina. FIA. Caracas. Galería Adriana Schmidt. 2000 ARCO. Galería Antonia Puyó, Galena Adriana Schmidt, Galería Max Estrella. FIA. Caracas. Venezuela. Galería Adriana Schmidt. ESTAMPA. Galería Raquel Ponce.

OBRAS EN COLECCIONES Y MUSEOS: Ayuntamiento de Piedrabuena (Ciudad Real). Ayuntamiento de Arganda del Rey, Madrid. Ateneo, Madrid. Colección ABC, Madrid. Colección Arte y Patrimonio, España. Colección Ericsson S.A. España. Colección Philips, España. Colección Fycssa. España. Colección Spaarkasse Verlag, Stuttgart (Alemania). Colección Iberia. Colección El Monte, Sevilla. Calcografía Nacional, Madrid. Colección Caja Burgos. Colección Siglo XXI, Subastas. Madrid. Fundación Guerricabeitia, Valencia. Comunidad de Castilla-La Mancha. Diputación de Segovia. Ermita de San Bartolomé (Rehabilitación y Pinturas) Piedrabuena. Fundación Fullbrighte. Fundación Argentaria. Fundación Banco Hipotecario Popular. Fundación Florencia de la Fuente. Huete (Cuenca). Fundación Aena. Ministerio de Educación. Museo Sofía Imber, Caracas. Venezuela. Museo Nacional del Grabado, Buenos Aires (Argentina). Museo de Arte de Ciudad Real. Museo de Arte de Álava. Museo de Arte Reina Sofía, Madrid. Museo de Grabado de Marbella, Málaga. Museo Municipal de Valdepeñas. Museo Internacional de Arte Gráfico, El Cairo (Egipto). Museo Postal Telefónico, Madrid. Palacio de Congresos y Exposiciones, Madrid. Universidad de Castilla-La Mancha.

Miguel Cereceda